Présentation de Résilience 2030

Rédigé par David Aucun commentaire
Classé dans : Rognes Mots clés : aucun
Plante résiliente

Pour s'adapter aux conséquences du dérèglement climatique, de la chute de la biodiversité, des pollutions multiples de l'environnement, de la baisse prévisible des ressources naturelles et énergétiques, ... il est nécessaire d'imaginer un nouveau projet de société et urgent de commencer à le mettre en place au niveau local, en agissant concrètement et collectivement, dans l'objectif de développer l'autonomie, la résilience et la solidarité de nos lieux de vie.

Plante résiliente

L'association Résilience 2030 a pour objet de :

  • Proposer, promouvoir ou porter tout projet susceptible de favoriser l'autonomie, la sobriété et la résilience locales, et l'adaptation de nos modes de vie aux changements et bouleversements inévitables en cours et à venir. Ces projets pourront concerner, sans que cette liste soit limitative, les domaines de l'alimentation durable, de l'agriculture écologique et biologique, de l'amélioration du cadre de vie, du recyclage des biens de consommation et de la valorisation des déchets, des énergies renouvelables, des modes alternatifs de transport, de l'économie sociale et solidaire, ...
  • Organiser toutes manifestations, projections de films, conférences, débats, animations ou formations ayant pour objectif l'information et la sensibilisation du public à l'environnement, aux enjeux du changement climatique et de la préservation des écosystèmes,
  • S'associer et se fédérer aux projets, évènements ou manifestations d'autres associations ou mouvements citoyens, locaux ou nationaux, visant à promouvoir une organisation alternative de la société qui rompe avec le modèle actuel basé sur la consommation et la compétition sans limite.

A l'origine de l'association, il y a un petit groupe de personnes motivées pour faire changer les choses à leur niveau. « Résilience » est le mot qui a été choisi pour en résumer l'esprit et le champ d'intervention dans lequel devront s'inscrire ses actions. Un mot capable d'entrouvrir les imaginaires, qui contient en lui seul une « vision », celle d'un changement profond et souhaitable d'organisation de la société, et l'intuition des processus à mettre en œuvre pour y parvenir.

« Résilience » nous semble être le mot approprié, parce qu'on peut l'appliquer à de multiples niveaux, qu'il sonne comme une évidence : une forêt ne décide pas d'être résiliente, elle l'est par nature, par la richesse des organismes qu'elle abrite (et qui la constituent) et des liens qui l'animent. Par la résilience, nous pourrons donc retrouver notre vraie nature...

Ancrés dans notre époque, ici et maintenant, notre prise de conscience et notre réflexion aboutissent au constat que la création de résilience à un niveau local, à une échelle humaine et concrète, nécessite de s'investir au niveau individuel et collectif pour préparer notre territoire, notre commune, ce coin du monde que nous habitons, à la société de demain qui sera forcément différente du modèle prédominant aujourd'hui.

Ainsi, devenir résilients ensemble c'est :

  • Renforcer les liens dans notre territoire, liens de proximité qui incitent chacun à sortir de chez soi, de sa zone de confort et de rencontrer l'autre puisqu'on ne devient pas résilient seul dans son coin, qu'on a toujours à apprendre pour compléter ses propres aptitudes et toujours quelqu'un vers qui se tourner pour les diffuser
  • S'insérer dans le tissu existant, institutionnel et associatif, travailler avec et le compléter, en gardant toujours en vue la destination, notre cap spécifique, qui nécessite de passer chaque projet ou proposition au crible de la résilience : cette idée ou ce projet produisent-ils à terme plus de résilience et d'autonomie pour notre territoire ? Parce que Résilience ne doit pas signifier dépendance à un système à bout de souffle mais au contraire « interdépendances » avec l'ensemble du vivant
  • Créer une culture de la résilience par la sensibilisation du public, la formation, l'organisation de projections, de conférences-débat, de réunions d'information... faire aimer l'idée que résilience ne signifie pas renoncement, retour en arrière, limitation des possibles, mais plutôt une réappropriation de ceux-ci selon un nouveau mode qui ne soit plus dommageable mais bénéfique à la vie et aux écosystèmes
  • S'autonomiser par l'apprentissage des savoirs et savoir-faires résilients, le partage de connaissances, la mise en place de réseaux de communication de ces savoirs qui soient eux-mêmes résilients, c'est-à-dire basés avant tout sur « l'humain »
  • Se sevrer de notre dépendance aux énergies, aux modes de fonctionnement (mais aussi de pensées) trop faciles et dispendieux pour au final être vraiment honnêtes ! la prise de conscience que le développement de nos sociétés industrielles a conduit certes à un niveau de confort jamais égalé par le passé, à une certaine indépendance qui permet à chacun de diriger sa vie comme il l'entend, mais aussi à la compétition et à l'individualisme érigés en modèles, et qui au final impliquent un prix trop cher à payer et ne pourront perdurer sans nuire au plus grand nombre
  • Être ancrés, non plus hors-sol, être absolument concrets dans nos actes et nos projets, les pieds sur terre, en accord avec les valeurs les plus fondamentales qui nous rassemblent et doivent nous aider à surmonter les obstacles sur la route de la résilience
  • Pratiquer la permaculture, et pas seulement dans nos jardins, parce qu'elle est un processus complet, une manière de vivre pour nous reconnecter à la nature et aux autres
  • Travailler notre humilité, savoir que nos projets seuls, à notre petite échelle, ne seront qu'une goutte d'eau, pourraient même être vus comme dérisoires, mais que nous ne pouvons raisonnablement pas nous laisser aller au renoncement et à la fatalité
  • Pour conclure et avant tout : changer notre conscience, en profondeur, approfondir toujours ce changement. Parce que le changement de notre conscience apparaît fondamental, qu'il est le point de départ pour permettre tout autre changement.

Voici la « profession de foi » de notre association, qui n'est bien sûr qu'une ébauche et pourra évoluer, être enrichie au fil du temps, au gré des projets et des engagements...

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